par le Réseau des familles de diplomates canadiens (RFDC)
Avis de non-responsabilité
Ce guide est fourni à titre informatif uniquement. Il est publié par le Réseau des familles de diplomates canadiens (RFDC), un organisme sans but lucratif indépendant qui se consacre au soutien des familles diplomatiques canadiennes à l’étranger. Le RFDC n’est affilié ni au gouvernement du Canada ni à toute autre entité gouvernementale.
Ce guide est un point de départ durable pour la recherche personnelle et la consultation professionnelle, et non une orientation définitive. Si vous avez des commentaires ou de nouvelles informations à partager, communiquez avec le comité d’emploi des conjoints du RFDC : [email protected].
Les lois fiscales, les règlements en matière d’emploi et les accords diplomatiques évoluent fréquemment et varient selon les juridictions. Avant de prendre toute décision concernant un emploi pendant une affectation à l’étranger, veuillez :
- Consulter des professionnels, particulièrement des comptables connaissant le droit fiscal international
- Obtenir des conseils juridiques concernant les contrats de travail et la réglementation locale
- Vérifier les politiques en vigueur auprès de votre mission diplomatique
- Consulter la documentation officielle la plus récente d’Affaires mondiales Canada
- Confirmer vos obligations fiscales auprès de l’Agence du revenu du Canada
Déménager à l’étranger avec votre partenaire représente une transition de vie majeure et l’un des aspects les plus difficiles peut être de gérer votre propre carrière. Que vous soyez enseignant, consultant, infirmier, développeur de logiciels, la question reste la même : comment puis-je continuer à travailler ?
Ce guide regroupe des informations recueillies par le RFDC sur l’emploi en tant que conjoint ou partenaire en union de fait du personnel canadien (PC) en affectation à l’étranger. Il aborde vos options, les règles applicables, les soutiens disponibles, et les démarches concrètes à entreprendre à chaque étape, du départ jusqu’au retour au Canada.
Pour des conseils ciblés sur des sujets précis, consultez nos articles complémentaires :
- Naviguer la fiscalité à l’étranger en tant que conjoint diplomatique — un examen détaillé des incidences fiscales selon le scénario d’emploi
- Obtenir l’approbation de votre télétravail — un guide pratique pour bâtir une demande de télétravail à l’étranger qui aboutit
Résumé
Ce guide aborde : l’emploi à la mission (postes d’employés recrutés sur place, cotes de sécurité, le Programme de coordonnateur de préparation et des urgences), le travail dans l’économie locale (ARE, levées d’immunité, processus d’approbation), le travail à distance et la pige (règles du pays hôte, contraintes informatiques et de sécurité, approbation du télétravail par AMC), les incidences fiscales pour chaque scénario, les soutiens prévus par la DSE 17 (cotisations professionnelles, indemnités, recyclage), le perfectionnement des compétences en affectation, la santé mentale et l’équilibre travail-vie personnelle, ainsi que les contacts et ressources clés. Chaque section comprend des démarches concrètes et des points de vigilance.
Avant de commencer :
Avant d’explorer toute option d’emploi, trois éléments doivent être en place pour chaque membre de la famille accompagnant :
1. Assurez-vous d’être sur le formulaire de confirmation d’affectation (FCA)
Votre reconnaissance comme membre de la famille accompagnant sur le FCA (en vertu de la DSE 2) constitue le fondement de pratiquement tous les soutiens liés à l’emploi. Assurez-vous d’y figurer avant la délivrance du FCA. Sinon, vous n’aurez pas accès aux avantages de la DSE 17, à l’admissibilité à la cote de sécurité, ni à l’autorisation de travail fondée sur un AER.
2. Comprendre votre visa diplomatique
Un visa diplomatique confère des privilèges et immunités, mais il n’accorde pas le droit de travailler dans le pays hôte. Une autorisation distincte est requise pour tout emploi à l’extérieur de la mission visant un travail dans l’économie locale. Votre mission peut vous indiquer ce qui est requis.
3. Commencez tôt
Cotes de sécurité, autorisations de travail en vertu d’un AER (Accord d’emploi réciproque), approbations de télétravail, tous ces processus prennent du temps, parfois plusieurs mois. Plus vous commencez tôt, plus vous aurez d’options à votre arrivée en affectation.
Comprendre votre statut diplomatique et l’emploi local
En tant que conjoint diplomatique, votre statut offre des protections juridiques mais impose aussi des contraintes en matière d’emploi. Voici comment cela fonctionne :
- Les privilèges et immunités sont accordés en vertu de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Ils vous protègent de la juridiction locale dans la plupart des affaires civiles et administratives.
- Travailler localement exige généralement de renoncer en tout ou en partie à ces protections. En vertu d’un AER (Accord d’emploi réciproque), vous renoncez habituellement à votre immunité civile et administrative pour les questions liées à votre emploi. En l’absence d’AER, une levée complète peut être exigée, ce qui signifie que vous renonceriez de fait à votre statut diplomatique et qu’il vous faudrait un statut alternatif tel qu’un permis de travail.
- Le processus de levée est géré par la mission et l’administration centrale d’AMC,
L’essentiel à retenir : votre statut diplomatique ouvre certaines portes (emploi à la mission, certaines protections) et en ferme d’autres (emploi local sans autorisation). Comprendre ce compromis est essentiel avant de poursuivre toute option d’emploi.
Option d’emploi 1 : Travailler à la mission
Travailler à la mission canadienne, l’ambassade, le haut-commissariat ou le consulat, peut être une option pour les membres de la famille accompagnant, particulièrement dans les missions de plus grande taille. Les postes sont habituellement pourvus dans le cadre de concours pour employés recrutés sur place (ERP), d’appels de propositions, de contrats à court terme, etc.
Cote de sécurité : votre première étape
Vous devez détenir une cote de sécurité approuvée avant de pouvoir travailler à la mission. C’est presque toujours un préalable, cela ne garantit pas un emploi, mais peut considérablement réduire le délai d’embauche.
Qui peut obtenir une cote :
- Citoyens canadiens : Peuvent obtenir une cote de niveau Secret, valide jusqu’à 10 ans à l’étranger.
- Citoyens non canadiens : Peuvent obtenir une cote de fiabilité avec autorisation d’accès au site.
- Mineurs (moins de 18 ans) : Ne peuvent obtenir de cote de sécurité. Les missions peuvent embaucher des mineurs en vertu de la Politique sur l’embauche de personnes à charge mineures pour des tâches ne touchant pas à des informations sensibles.
Quand présenter une demande :
Présentez votre demande dès que votre partenaire reçoit le FCA vous incluant, idéalement avant votre départ du Canada. Si vous ne présentez pas de demande avant votre départ, AMC pourrait ne traiter votre cote qu’en présence d’une offre d’emploi concrète.
Si votre cote expire pendant l’affectation (par exemple, lors d’une réaffectation), elle peut être renouvelée tant que vous demeurez sur le FCA du PC.
Comment présenter une demande :
- Téléchargez et remplissez le Formulaire d’autorisation et de consentement pour la vérification de sécurité (TBS330-61). Remplissez-le entièrement sans laisser d’espaces vides dans les antécédents de résidence ou d’emploi.
- Commencez tôt. Le plus tôt après la nomination de votre partenaire, le mieux.
- Le PESC examinera votre demande et communiquera avec vous par courriel pour la suite des instructions.
Les délais de traitement varient. Une personne canadienne ayant uniquement vécu au Canada sera traitée plus rapidement qu’une personne ayant vécu dans plusieurs pays ou qui est non canadienne. Remplissez le formulaire de manière complète et exacte pour éviter les retards.
Après votre retour au Canada :
Votre cote est annulée administrativement à votre retour. Toutefois, si vous recevez une offre d’emploi du gouvernement du Canada dans l’année suivant votre retour, la cote peut être réactivée si elle se trouve toujours dans sa période de validité. Les cotes traitées par AMC peuvent aussi être transférées à d’autres ministères.
Trouver des postes à la mission
- Communiquez avec l’équipe des RH de la mission pour vous renseigner sur les concours d’ERP en cours ou prévus.
- Réseautez avec les conjoints déjà en affectation, ils sont souvent au courant des ouvertures à venir avant qu’elles ne soient affichées.
- Renseignez-vous auprès de votre mission sur le Programme de coordonnateur de la préparationn et des urgences, qui peut représenter des occasions d’emploi additionnelles dans certaines missions.
Règles à connaître
- L’embauche à la mission est fondée sur le mérite et respecte les valeurs fédérales en dotation : équité, accès, transparence, impartialité politique et représentativité.
- Les membres de la famille ne peuvent être employés au sein de la même ligne d’autorité que l’employé canadien, afin de prévenir les conflits d’intérêts.
- Les conjoints ou partenaires du chef de mission (CDM) ne peuvent être employés à la mission, à quelque titre que ce soit.
Option d’emploi 2 : Travailler dans l’économie locale
Vous pourriez être en mesure de travailler sur le marché du travail du pays hôte. Cela dépend des lois locales, des conditions de sécurité et de l’existence ou non d’un accord de réciprocité en matière d’emploi(ARE) entre le Canada et ce pays.
Qu’est-ce qu’un ARE ?
Un accord de réciprocité en matière d’emploi est un arrangement bilatéral qui permet aux membres de la famille accompagnant le personnel accrédité d’une mission d’accéder au marché du travail local du pays hôte selon des procédures établies. Le Canada a conclu des ARE avec un certain nombre de pays. La liste est disponible dans le Manuel du programme du service du corps diplomatique sur l’intranet des employés.
Les ARE peuvent élargir considérablement vos options, mais ils comportent des compromis :
- Levée d’immunité : Vous perdez généralement votre immunité civile et administrative pour les questions liées à votre emploi.
- Les délais de traitement varient. Dans certains pays, l’obtention d’une autorisation de travail en vertu d’un ARE peut prendre six mois ou plus. Demandez le calendrier prévu dès le début.
- La mission amorce le processus. Une fois la levée approuvée, la mission envoie une note diplomatique au gouvernement hôte demandant une autorisation de travail en votre nom.
Comment fonctionne le processus d’approbation
- Vous indiquez à la mission que vous souhaitez travailler localement.
- La mission communique avec l’administration centrale.
- On évalue les risques et on vous indique si l’immunité peut être levée.
- En cas d’approbation, vous signez une Reconnaissance des risques et levée.
- La mission envoie une note diplomatique au gouvernement hôte.
S’il n’y a pas d’ARE
Un emploi local peut tout de même être possible, mais cela exige généralement une levée complète de vos privilèges et immunités. Votre statut diplomatique serait de fait abandonné, et il vous faudrait un statut alternatif (comme un permis de travail). Communiquez avec votre mission et le BSEC pour explorer les options.
Autres possibilités locales
Si vos compétences sont en demande, vous pourriez trouver un emploi auprès d’organisations internationales (organismes de l’ONU, ONG internationales, institutions multilatérales) ou d’autres missions diplomatiques dans le pays hôte. Ces postes peuvent parfois être obtenus sans les mêmes exigences de levée d’immunité, bien que les processus de candidature aient tendance à être très concurrentiels.
Avant le départ, il est conseillé de configurer des alertes de recherche sur des plateformes comme Indeed ou LinkedIn pour les offres d’emploi locales. Cela aide à comprendre le marché du travail disponible. Pensez aussi à vous abonner à des sites d’emploi spécialisés par secteur ou par lieu (comme Eurobrussels ou UN jobs) pour recevoir des notifications dès qu’un poste pertinent est affiché. Enfin, n’oubliez pas que l’emploi à titre d’embauche locale par une mission diplomatique d’un pays tiers est une autre voie possible.
Option d’emploi 3 : Travailleur autonome, consultant ou à la pige
Travailler comme consultant ou à la pige peut offrir une continuité de carrière, peu importe le lieu de l’affectation.
Pige et travail autonome
Faire de la pige depuis l’étranger est possible, mais demande une planification minutieuse :
- Inscription d’entreprise : Vous pourriez devoir vous inscrire à la TPS/TVH (obligatoire si vos revenus dépassent 30 000 $) et obtenir un numéro d’entreprise auprès de l’ARC.
- Obligations fiscales : Vous devez produire une déclaration de revenus canadienne sur vos revenus mondiaux, possiblement effectuer des acomptes provisionnels trimestriels et suivre vos revenus en plusieurs devises.
- Configuration professionnelle : Internet fiable, RPV, stockage sécurisé de documents, système de gestion de clients/contrats et plateforme de paiement en ligne.
- Assurance : Envisagez une assurance responsabilité professionnelle et une cyberassurance.
Pour des conseils fiscaux détaillés, consultez Naviguer la fiscalité à l’étranger en tant que conjoint diplomatique.
Option d’emploi 4 : Travail à distance pour un employeur canadien
Conserver votre emploi actuel grâce à une entente de travail à distance peut offrir stabilité, avantages sociaux et continuité. Considérations clés :
- Votre employeur continue de retenir l’impôt à la source et émet un T4.
- L’impôt provincial est fondé sur votre dernière province de résidence.
- Vous aurez besoin d’une entente de télétravail formelle la plupart des employeurs l’exigeront.
- La gestion du décalage horaire est une vraie considération. Travailler aux heures canadiennes depuis une affectation en Asie ou au Moyen-Orient peut être difficile.
- Votre employeur peut avoir ses propres préoccupations en matière de conformité quant au fait d’avoir un employé travaillant depuis un pays étranger.
Limites informatiques et de sécurité
Selon le pays hôte, vous pourriez faire face à :
Des considérations en cybersécurité (p. ex., surveillance étatique)
Des restrictions sur l’utilisation de RPV (VPN)
Des limitations de bande passante
Des limites sur les communications chiffrées
Ces facteurs peuvent influencer directement votre capacité à télétravailler en toute sécurité et de manière efficace.
Si vous êtes employé du Gouvernement du Canada
Si vous êtes employé d’AMC dans un poste basé au Canada et souhaitez télétravailler depuis l’étranger, vous devez soumettre une demande au Comité d’examen des ententes de télétravail à l’étranger. Les employés d’autres ministères fédéraux doivent consulter les exigences propres à leur ministère.
Pour une analyse détaillée de la façon de bâtir une demande de télétravail à l’étranger qui aboutit y compris ce que recherchent les décideurs, l’anatomie d’un véritable dossier d’approbation et des conseils tirés de cas réussis consultez Obtenir l’approbation de votre télétravail.
Incidences fiscales : sommaire
La fiscalité est l’un des aspects les plus complexes du travail à l’étranger. La version courte :
- Plusieurs conjoints continuent de payer leurs impôts provinciaux et fédéraux pendant qu’ils sont à l’étranger, surtout s’ils ont une entreprise enregistrée au Canada.
- Vous pourriez être réputé résident du Canada et devoir produire des déclarations de revenus canadiennes déclarant vos revenus mondiaux.
- Si vous travaillez localement, vous pourriez aussi devoir des impôts au pays hôte mais les conventions fiscales peuvent éviter la double imposition au moyen de crédits pour impôt étranger.
- Si vous êtes travailleur autonome, vous avez des obligations supplémentaires : TPS/TVH, acomptes provisionnels trimestriels, formulaire T1135 (pour les biens étrangers de plus de 100 000 $) et un suivi détaillé des dépenses.
- Votre taux d’imposition provincial est déterminé par votre dernière province de résidence.
Avant d’accepter tout travail, obtenez une orientation écrite de l’ARC et consultez un fiscaliste expérimenté en fiscalité internationale ou des expatriés.
Pour l’analyse complète, lisez Naviguer la fiscalité à l’étranger en tant que conjoint diplomatique.
Protéger votre carrière : les soutiens de la DSE 17
L’une des plus grandes préoccupations des partenaires accompagnants est la continuité de carrière. La DSE 17 (Directive sur le service extérieur 17) prévoit une aide financière pour vous aider à demeurer professionnellement actif et à préparer votre retour sur le marché du travail canadien.
| Cotisations à des associations professionnelles | Indemnités liées à l’emploi | Recyclage professionnel (au retour) |
|---|---|---|
| Frais d’adhésion annuels pour les professions réglementées. Permet de garder vos titres à jour pour la réintégration au marché du travail canadien. | Couvre la recertification, la formation linguistique, les frais d’examen, les frais de recherche d’emploi, le réseautage et la préparation du curriculum vitæ ou du portfolio. | Programmes de transition, cours d’accréditation et examens après la fin de votre affectation. Planifiez les besoins de recyclage pendant l’affectation pour éviter les retards à votre retour. |
Conseils :
- Conservez tous les reçus et preuves de paiement aux fins de remboursement.
- Consultez la directive complète DSE 17 pour savoir exactement ce qui est couvert.
- Commencez à planifier le recyclage pendant l’affectation, et non après votre retour.
Perfectionnement des compétences en affectation
Même quand un emploi formel n’est pas accessible, des occasions peuvent exister pour maintenir ou développer vos compétences. Les missions sont encouragées à appuyer des activités modestes et concrètes pour les membres de la famille accompagnant par exemple, des séances de pratique linguistique en groupe, des rencontres de perfectionnement professionnel entre pairs, ou l’accès à une salle de réunion pour des activités de développement de compétences.
Ce ne sont pas des emplois, mais ces activités peuvent vous aider à rester en lien avec votre identité professionnelle et à acquérir des compétences qui vous serviront à votre retour.
Autres options à considérer :
- Campus International offre des programmes de formation, dont l’Introduction au droit diplomatique.
- Les cours et certifications en ligne peuvent garder vos compétences à jour — et plusieurs sont remboursables au titre de la DSE 17.
- Le bénévolat auprès d’organismes locaux, d’ONG internationales ou de groupes communautaires peut offrir une expérience significative et du réseautage.
Comprendre les défis
Il vaut la peine d’être franc à propos des difficultés. L’emploi à l’étranger en tant que membre d’une famille diplomatique comporte de réels obstacles :
Défis professionnels
Restrictions liées au visa diplomatique, reconnaissance limitée des titres canadiens, progression de carrière perturbée par les déménagements fréquents, incidences fiscales complexes, accès limité au perfectionnement professionnel, et difficulté concrète de gérer le travail à distance d’un fuseau horaire à l’autre.
Défis personnels
Isolement par rapport aux réseaux professionnels, barrières culturelles et linguistiques, maintien de l’équilibre travail-vie personnelle dans un cadre diplomatique, responsabilités familiales pendant que votre partenaire travaille de longues heures, et l’effort continu de préserver votre identité professionnelle dans un système qui n’a pas été pensé en fonction de votre carrière.
Santé mentale et bien-être
L’incidence de tout cela sur votre santé mentale est réelle et mérite attention. Gérer le stress des transitions, composer avec l’isolement professionnel et concilier les besoins de la famille avec les aspirations de carrière sont des défis continus. Bâtir des réseaux de soutien autant virtuels que locaux est essentiel.
Ressources qui peuvent aider :
- La communauté du RFDC — soutien par les pairs offert par des personnes qui comprennent votre situation
- Communautés de conjoints diplomatiques en affectation — demandez à votre mission de vous présenter
- Services de counseling en ligne — accessibles de partout
- Programmes d’aide aux employés — offerts par AMC aux familles du PC
Études de cas
Sarah : enseignement à distance depuis l’Allemagne
Sarah, enseignante certifiée de l’Ontario, a accompagné son conjoint diplomate en Allemagne. Elle a maintenu sa certification d’enseignement de l’Ontario grâce au perfectionnement professionnel en ligne, a obtenu un poste auprès d’une école virtuelle canadienne et a géré le décalage horaire en travaillant aux heures canadiennes. Elle produit ses déclarations comme résidente et déclare ses revenus mondiaux à l’ARC. Ses cotisations à son association professionnelle sont remboursées au titre de la DSE 17.
Michael : conseil international depuis Singapour
Michael, consultant en gestion, a établi une entreprise de conseil indépendante servant à la fois des clients canadiens et internationaux. Il s’est inscrit à la TPS/TVH (ses revenus dépassent 30 000 $), maintient une assurance responsabilité professionnelle et verse des acomptes provisionnels trimestriels à l’ARC. Il sépare ses comptes bancaires personnels et professionnels et utilise un logiciel de comptabilité infonuagique pour suivre ses revenus en plusieurs devises.
Maria : emploi local au sein d’une organisation internationale
Maria, professionnelle des ressources humaines, a trouvé un emploi auprès d’une organisation internationale dans son lieu d’affectation. Elle a navigué le processus de levée d’immunité avec le soutien de la mission, travaille en vertu d’une entente d’emploi locale et déclare ses revenus dans sa déclaration de revenus canadienne. Elle bénéficie des dispositions des conventions fiscales et maintient ses certifications professionnelles canadiennes par le perfectionnement professionnel continu en ligne.
Lisa : pige multijuridictionnelle depuis Bruxelles
Lisa, consultante en marketing numérique, gère des clients au Canada, aux États-Unis et en Europe pendant son affectation à Bruxelles. Elle est inscrite comme entreprise individuelle au Canada, produit la TPS/TVH et suit ses revenus en trois devises (CAD, USD, EUR). Elle travaille depuis un bureau à domicile, utilise un VPN pour la sécurité et verse des acomptes provisionnels trimestriels à l’ARC. Sa réussite repose sur une tenue de dossiers méticuleuse, des consultations régulières avec son comptable et une communication claire avec ses clients sur son lieu de travail.
Considérations provinciales
Votre dernière province de résidence détermine votre taux d’imposition provincial et peut influer sur l’octroi de licences professionnelles.
Peu importe la province, conservez à jour vos principaux documents provinciaux et licences professionnelles, la DSE 17 couvre les frais pour les maintenir en règle.
Listes de vérification pratiques
Avant le départ
- Confirmer que vous figurez sur le FCA
- Présenter une demande de cote de sécurité (soumettre le TBS330-61 et le FCA au PESC)
- Obtenir une orientation fiscale écrite de l’ARC
- Consulter un fiscaliste familier avec la fiscalité internationale ou des expatriés
- Inscrire votre entreprise et obtenir un numéro d’entreprise si vous faites de la pige
- Renseignez-vous sur les AER et les règles d’emploi du pays hôte par l’entremise de votre mission
- Communiquer avec le BSEC pour un soutien à l’emploi
- Examiner les avantages de la DSE 17 et ce qui est couvert
- Organiser la documentation provinciale (carte d’assurance maladie, permis de conduire, licences professionnelles)
En affectation
- Communiquer avec les RH de la mission au sujet des concours d’ERP
- Réseauter avec les conjoints en affectation
- Si vous travaillez localement : amorcer le processus d’AER ou de levée par l’entremise de la mission. Si vous faites de la pige : aménager un espace de travail sécurisé, un système de comptabilité et une plateforme de paiement
- Suivre tous les revenus et dépenses avec rigueur
- Conserver les reçus pour le remboursement au titre de la DSE 17
- Rester en lien avec les réseaux professionnels et poursuivre le perfectionnement
Avant le retour
- Planifier la mise à jour profesionnelle au titre de la DSE 17,obtenir les approbations nécessaires
- Examiner votre situation fiscale avec votre comptable
- Mettre à jour votre curriculum vitæ et votre portfolio
- Commencer à renouer avec les réseaux professionnels canadiens
- Si votre cote de sécurité est encore valide, sachez qu’elle peut être réactivée dans l’année suivant votre retour
Contacts et ressources clés
- Agence du revenu du Canada : canada.ca/arc — pour les conseils fiscaux et les décisions écrites
- Réseau des familles diplomatiques canadiennes (RFDC) : cdfn-rfdc.com — communauté, soutien par les pairs et ressources
- Campus International : catalogue-campus.international.gc.ca — programmes de formation
- Emplois GC : canada.ca/emplois-gouvernement — possibilités dans la fonction publique
- Directive DSE 17 : Détails complets sur la DSE 17
Articles connexes
- Naviguer la fiscalité à l’étranger en tant que conjoint diplomatique
- Obtenir l’approbation de votre télétravail
Ce guide fait partie d’une série sur l’emploi des membres des familles diplomatiques, publiée par le Réseau des familles diplomatiques canadiennes en avril 2026. Le guide reflète également les défis et les apprentissages des membres du RFDC qui partagent leurs expériences.
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