Tout a commencé avec la machine à pain…
Ma mère me l’avait offerte quelques années plus tôt, un de ces cadeaux qui arrive avec toute une histoire. Elle utilisait la sienne chaque fin de semaine depuis aussi longtemps que je me souvienne, et elle voulait que j’aie le même rituel dans ma propre cuisine. Je l’ai utilisée peut-être une demi-douzaine de fois. Elle est restée sur le comptoir un moment, puis a migré vers une étagère, puis a disparu derrière la mijoteuse et une pile de couvercles Tupperware dépareillés. Je ne l’avais pas touchée depuis plus d’un an.
Mais debout dans notre sous-sol dans la région de la capitale nationale, en préparation pour notre première affectation, je ne pouvais pas la mettre dans le tas des dons. Ce n’était pas une question de pain. C’était une question de sentiments envers ma mère, et de l’idée que se débarrasser de son cadeau revenait à se débarrasser de quelque chose entre nous.
C’est le moment que chaque famille diplomatique connaît, le moment où « trier ses affaires » cesse d’être un exercice logistique et devient quelque chose de bien plus profond. Un bilan de qui vous êtes, de ce que vous transportez et de ce que vous êtes prêt à laisser derrière vous.
Nous avons emballé la vie de notre famille trois fois en huit ans.
La première fois, entouré de tout ce que nous avions accumulé depuis la naissance des enfants. Marisol venait d’avoir trois ans, Manolo en avait cinq, Esteban huit, je n’avais aucun repère. Nous partions pour la Turquie, et j’avais terriblement peur des regrets.
J’ai gardé la machine à pain. J’ai gardé presque tout. Animaux en peluche, jeux de société avec des pièces manquantes, plusieurs objets « au cas où » qui, dans mon esprit, justifiaient les frais d’entreposage. Nous pensions ne partir que pour trois ans, comment pouvions-nous vraiment laisser quoi que ce soit? Beaucoup trop de choses sont allées en entreposage, et ce qui n’y allait pas partait dans l’expédition. J’emballais comme un homme convaincu que s’accrocher aux objets, c’était s’accrocher à sa vie. Et je suppose que c’est exactement ce que j’étais.
Les psychologues ont un nom pour ce qui rend cette étape si difficile : l’aversion à la dépossession. Dès que nous possédons quelque chose, nous le surévaluons, non pas pour ce que ça vaut, mais parce que c’est à nous. Comme l’écrit Christian Jarrett dans The Psychology of Stuff and Things, nos possessions font partie de notre « moi étendu », et s’en séparer peut donner l’impression de perdre une partie de soi. On pourrait croire que les gens qui déménagent souvent posséderaient naturellement moins. Mais c’est l’inverse qui tend à se produire. À chaque chapitre de la vie, chaque ville, chaque affectation, chaque enfant, nous accumulons des objets qui nous ancrent. Ce sont des preuves tangibles que notre vie s’est déroulée quelque part, que nous y avons eu notre place. Et c’est précisément ce qui rend le tri pré-déménagement si douloureux. Vous ne triez pas simplement des ustensiles de cuisine. Vous vous demandez quels souvenirs méritent de vous accompagner dans le prochain chapitre, lesquels vous porterez dans votre cœur seulement.
Turquie : L’apprentissage
Notre affectation en Turquie était de niveau de difficulté 3, ce qui signifiait un appartement meublé. C’est quelque chose que les familles en première affectation ne comprennent pas toujours d’emblée : le niveau de difficulté de votre affectation détermine bien plus qu’une prime salariale. Différents niveaux de difficulté peuvent signifier différentes normes en matière de logement, d’allocations d’expédition et plus encore. Le niveau détermine si votre logement est meublé ou non, ce qui affecte directement votre allocation de poids d’expédition en vertu de la DSE 15, vos droits d’entreposage, et même la possibilité d’expédier des articles par courrier diplomatique.
Nous n’avons vraiment compris cela que lorsque nos affaires sont arrivées en Turquie. Parce que nous avions gardé presque tout, l’expédition était massive, et quand les boîtes ont commencé à s’empiler dans notre appartement meublé, nous étions envahis. De petits meubles dont nous n’avions pas besoin parce que l’appartement avait déjà les siens. Des bacs de jouets d’enfants empilés dans les couloirs. Nous avions expédié toute notre vie dans un espace qui en avait déjà une.
Mais l’expédition aérienne a été la vraie leçon. On nous avait donné le choix entre une expédition aérienne ou des valises supplémentaires, et nous avions choisi l’expédition aérienne parce que ça semblait plus officiel, plus substantiel. Erreur. Notre expédition aérienne est arrivée le même jour que notre expédition maritime, les deux retenues par les douanes turques pendant des mois. Nous vivions déjà de nos valises de toute façon, attendant les deux, et quand tout est arrivé en même temps, c’était absurde. Toute cette angoisse à décider ce qui devait arriver « rapidement » versus ce qui pouvait attendre, finalement tout a franchi la porte le même après-midi.
Une expédition aérienne est une promesse. Les valises sont une certitude.
Je dis à chaque famille qui part pour sa première affectation : si on vous offre le choix entre des valises supplémentaires ou une expédition aérienne, prenez les valises. Chaque fois. Sans exception. Ces bagages voyagent avec vous. Ils passent la douane avec vous. Ils sont dans votre appartement le soir de votre arrivée, quand les enfants souffrent du décalage horaire et ont besoin de leur propre oreiller, de leur propre pyjama, du seul livre qui rend une chambre étrangère un peu moins étrangère.
Une chose que nous avons bien faite avant la Turquie : nous avons acheté un sapin de Noël en plastique avant de quitter le Canada. Ça semblait une petite décision à l’époque, mais c’est l’une des plus intelligentes que nous ayons prises. On ne peut pas acheter de sapin de Noël en Turquie, pas facilement, en tout cas. Ce premier décembre à l’étranger, quand nous l’avons installé dans notre appartement encombré et accroché les décorations que nous avions expédiées, quelque chose a changé. L’appartement a cessé d’être un logement meublé du gouvernement et a commencé à être le nôtre. Les décorations des Fêtes sont devenues non négociables sur chaque liste d’emballage par la suite. Dans les pays où vos fêtes ne sont pas célébrées, les décorations ne sont pas que festives, elles font la différence entre se sentir chez soi et se sentir invité dans sa propre vie.
Kazakhstan : Des progrès — mais pas assez
Pour notre deuxième affectation, le Kazakhstan, nous avions appris quelques leçons. Nous étions plus futés dans nos recherches sur la destination, contactant les familles et autres ERP déjà en poste. C’était une petite mission, mais ces premiers liens ont aidé, on nous a accueillis à l’arrivée, donné des conseils sur la vie à Astana, et nous nous sommes sentis moins seuls dès le départ. Les questions précises comptaient : qu’est-ce qu’on ne peut pas acheter sur place? Qu’est-ce que vous auriez aimé apporter? Qu’avez-vous expédié qui a ramassé la poussière? Ces renseignements valaient plus que n’importe quelle liste d’emballage. (Pour notre affectation suivante à São Paulo, nous irions encore plus loin, en établissant une relation avec deux familles déjà sur place bien avant notre arrivée, ce qui a rendu la transition considérablement plus facile.)
Mais nous avions encore expédié trop de choses. Quand les boîtes sont arrivées au Kazakhstan, le même sentiment nous a frappés — envahis par nos propres affaires. Nous nous étions améliorés, mais pas assez.
Et nous nous accrochions encore à des choses que nous aurions dû laisser aller. Les jouets préscolaires, les vêtements de tout-petits, des boîtes de livres qu’on se disait qu’on relirait un jour. Le Kazakhstan nous a enseigné la discipline de l’appartement meublé, du moins en théorie. Quand votre logement a déjà un sofa, une table à manger et des lits, vous réalisez à quel point vous avez besoin de peu de vos propres meubles en poste. Ce dont vous avez besoin, ce sont les choses qui transforment un appartement gouvernemental meublé en votre chez-vous : les dessins des enfants, quelques articles de cuisine familiers, le sapin de Noël en plastique et les décorations des Fêtes qui font que décembre a l’air de décembre même quand décembre ne ressemble en rien à décembre dans la région de la capitale nationale. Ce sont des articles qui ne pèsent presque rien dans une expédition mais qui portent un poids émotionnel énorme.
Le bilan de l’entreposage
Entre notre deuxième et notre troisième affectation, nous avons eu la chance d’accéder à notre entreposage à long terme dans la région de la capitale nationale. Je n’oublierai jamais le moment où je suis entré dans cet entrepôt.
C’était comme ouvrir une capsule temporelle laissée par des inconnus.
Les jouets de bébé de Marisol, elle était maintenant adolescente. Les livres d’images et les premiers lecteurs de Manolo, il lisait désormais en trois langues. Plein de trucs d’Esteban de ses années d’école primaire, il était pratiquement un adulte. Nous regardions des boîtes que nous avions soigneusement emballées une décennie plus tôt, et presque rien dedans n’avait plus d’importance.
Non pas parce que les souvenirs n’étaient pas précieux, mais parce que les enfants étaient devenus des personnes complètement différentes, et nous aussi.
La commode à tiroirs de la grand-mère était encore là, contre le mur du fond. Ma conjointe a passé sa main le long du bois et nous nous sommes regardés. Certaines choses ne relèvent pas des mathématiques, elles relèvent des dimanches matin, de l’histoire familiale et de la sensation d’une surface polie par quatre générations de mains. Mais c’était l’exception, pas la règle.
La technologie a été l’autre choc. Des ordinateurs portables qui ne faisaient plus tourner Windows 10. Des câbles pour des appareils qui n’existent plus. Un disque dur externe que j’avais considéré comme essentiel, je ne me souvenais même plus de ce qu’il contenait.
Et les livres. Des piles et des piles de livres qu’on s’était convaincus de vouloir relire. Nous n’en avions manqué aucun en dix ans.
La machine à pain était là aussi. Je l’ai trouvée dans une boîte marquée « Cuisine : Sentimental » de ma propre écriture. Je l’ai tenue un moment. Ma mère n’était qu’à un coup de téléphone. Le rituel qu’elle avait voulu pour moi — je ne l’avais jamais adopté, et j’avais porté cette culpabilité à travers deux continents. Je l’ai prise, mais pour la laisser aux dons. Il était temps.
Ce qui a frappé le plus fort, ce n’était pas le gaspillage, c’était à quel point nos priorités avaient changé. Les choses qui semblaient indispensables quand nous étions une jeune famille quittant le Canada n’avaient plus aucun sens pour la famille qui revenait ouvrir ces boîtes. Nous avions changé. Les enfants avaient changé. Les seules choses qui valaient la peine d’être gardées étaient quelques objets véritablement sentimentaux qu’aucun passage du temps ne pourrait rendre sans importance et la commode à tiroirs de la grand-mère en faisait partie.
C’est le paradoxe de l’entreposage dont les familles diplomatiques expérimentées mettent en garde — un phénomène que des membres du RFDC ont documenté dans Conseils essentiels de déménagement pour les familles diplomatiques et Mettez à jour votre inventaire… maintenant!. On entrepose des choses par peur du regret. Mais le vrai regret, pour bien des familles, vient plus tard — quand vous ouvrez cette unité après des années et réalisez que vous conserviez des choses que vous aviez complètement oubliées.
Brésil : Le grand tri
Notre troisième affectation a été le moment où tout s’est enfin mis en place. Mais pas sans une dernière leçon.
Nous savions que notre logements au Brésil serait considérablement plus petits que ce que nous avions eu au Kazakhstan. Alors avant même de partir, nous avons commencé à lâcher prise. Nous avons organisé des ventes de garage gratuites à l’ambassade pour le personnel engagé localement — des articles de qualité qui méritaient une seconde vie. Nous avons donné des choses à notre aide ménagère, à des organismes de charité. Les vêtements d’hiver des enfants sont allés à des familles d’Astana qui pouvaient en profiter — ils auraient été inutiles pour des enfants brésiliens. Nous n’avons presque pas expédié de meubles, juste l’essentiel.
Et pourtant, malgré tout ça, nous avions encore trop de choses quand elles sont arrivées au Brésil. D’autres objets sont allés à des organismes de charité à l’autre bout. C’était un tri en deux étapes, une au Kazakhstan, une à São Paulo — et les deux étaient nécessaires.
Ça a piqué par moments. Mais c’était aussi libérateur. Nous ne désencombrions pas par principe, nous le faisions parce que nous n’avions pas le choix, et le résultat était une vie qui rentrait enfin dans notre nouvel espace.
Nous n’avons presque rien entreposé. À la troisième affectation, nous connaissions la marche à suivre — appartement meublé, allocation de poids réduite, valise diplomatique pour l’essentiel.
Cette fois, nous avions une arme secrète : l’IA.
Pour nos inventaires précédents, le processus avait été brutal, pièce par pièce avec un laptop, à inscrire manuellement chaque article, estimer les poids et les valeurs, en essayant de garder un le tableur à jour pendant que les enfants couraient autour de nous. Ça prenait des jours. C’était la partie de chaque déménagement que je redoutais le plus.
Encore au Kazakhstan, en préparation du déménagement vers le Brésil, j’ai essayé quelque chose de différent. Je suis parti de mon inventaire précédent et j’ai parcouru l’appartement avec mon téléphone, prenant des photos de chaque pièce, chaque étagère, chaque placard. Puis j’ai soumis ces photos à un agent conversationnel IA en lui demandant de remplir les détails, numéros de série, marques, modèles, valeurs, état. Le genre d’information qui transforme habituellement la journée d’inventaire en chasse au trésor sur Google, à vérifier chaque étiquette, chaque reçu, chaque page de produit. L’IA s’est chargée du travail fastidieux de recherche, et en quelques minutes j’avais un inventaire structuré et détaillé qui m’aurait pris des heures à bâtir à la main. Je l’ai collé dans un tableur, nettoyé, et j’avais un début de document de travail en une fraction du temps.
Ce n’était pas parfait, l’IA était parfois créative dans ses descriptions, et elle ne pouvait pas faire la différence entre le coffret à bijoux de ma conjointe et un contenant décoratif, mais comme point de départ, c’était une révolution. J’estime que ça a réduit notre processus d’inventaire de 50 %. Et pour une famille à son troisième déménagement, déjà épuisée par la logistique de changer les enfants d’école et de dire au revoir aux amis, ces heures récupérées n’étaient pas qu’une commodité. C’étaient des heures passées avec les enfants au lieu d’être penchés sur mon laptop. C’est ce que la technologie devrait faire lors d’un déménagement, non pas ajouter de la complexité, mais vous redonner le temps qui compte.
Leçons apprises pour les familles en première affectation
Après trois affectations sur trois continents, voici ce que j’ai appris :
| Leçon | Pourquoi c’est important |
|---|---|
| Ça devient plus facile | Non pas parce que les émotions se simplifient, mais parce que votre jugement s’affine. Vous apprenez ce que vous utilisez vraiment, ce qui vous manque vraiment, et ce que vous gardez seulement par culpabilité ou par habitude. Le premier tri vous enseigne ce dont vous avez besoin. Le deuxième vous enseigne qui vous êtes. |
| Prenez les valises | Quand votre ministère offre des bagages supplémentaires au lieu d’une expédition aérienne, dites oui. Vos valises sont la seule partie du déménagement que vous contrôlez entièrement — elles voyagent avec vous, passent la douane avec vous, et elles sont là le soir de votre arrivée. |
| Achetez un sapin de Noël | Dans les pays où vos fêtes ne sont pas célébrées localement, les décorations des Fêtes font la différence entre un appartement du gouvernement et un chez-soi. Elles ne pèsent presque rien. Expédiez-les chaque fois. |
| Faites l’inventaire de votre entreposage | Quand c’est couvert par la DSE, aucune facture ne vous rappelle ce que vous gardez. Mettez un rappel. Révisez votre inventaire entre les affectations. Ouvrez ces boîtes si vous en avez l’occasion, vous serez surpris de tout ce que vous pouvez laisser aller. |
| Utilisez l’IA pour votre inventaire | Prenez des photos des étiquettes des produits électronique, laissez l’outil remplir les numéros de série, marques, modèles et valeurs, puis affinez. Ça ne remplacera pas votre jugement, mais ça vous redonnera des heures que vous préférez passer en famille. |
| Vos enfants vous surprendront | Les jouets, les livres et les vêtements qu’on se torturait à entreposer? Ils ne s’en souviennent pas pour la plupart. Ce dont ils se souviennent, c’est le Lego qui a survécu à chaque déménagement, la photo de famille accrochée dans chaque appartement, et le sentiment d’entrer dans un nouveau chez-soi en sachant que leurs repères étaient déjà là. |
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- Balado Globe-Trotter Academy
Directives clés du service extérieur (DSE)
Les directives suivantes régissent les droits de réinstallation des familles diplomatiques canadiennes. Nous vous encourageons à les consulter directement — aucune interprétation ici, simplement les liens officiels :
- DSE 15 – Réinstallation — Expédition des effets mobiliers, allocations de poids, entreposage à long terme et le nouveau Fonds de dépenses de réinstallation flexible
- DSE 15 – Expédition du VMP — Expédition et entreposage de votre véhicule
- DSE 16 – Aide pour une résidence principale — Soutien relatif à votre domicile canadien pendant une affectation à l’étranger
- DSE 25 – Logement — Logement en poste, dispositions relatives aux frais de logement
- DSE 58 – Indemnité différentielle de poste — Niveaux de difficulté des postes (I–V), qui influencent les allocations d’expédition et autres droits
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Ancien journaliste à Radio-Canada, Patrick est à l’étranger depuis une décennie. De la Turquie au Kazakhstan, il est maintenant au Brésil. Sa famille a beaucoup changé depuis son arrivée en Turquie avec 3 jeunes enfants. Son parcours professionnel a aussi changé : de l’apprentissage de l’enregistrement d’une entreprise pour du travail autonome international à la contribution à plusieurs petits contrats dans les missions, Patrick a trouvé sa façon de bâtir une vie professionnelle qu’il peut emporter avec lui.
Le Réseau des familles diplomatiques canadiennes (RFDC) rassemble des familles de plus de 82 pays — d’AMC, du MDN, d’IRCC, de la GRC, de l’ASFC, d’EDC, de Finances et d’autres ministères et organismes du gouvernement du Canada. Que ce soit votre première affectation ou votre cinquième, le RFDC accompagne les familles à chaque étape du cycle d’affectation. Devenez membre sur members.cdfn-rfdc.com pour accéder aux ressources, à la communauté et aux liens.














































